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Walter Emil Müller (1896-1983)
Walter Emil Müller (1896–1983) artiste peintre autodidacte suisse, né et mort à Zurich. Sa trajectoire artistique l'a mené d'une formation commerciale initiale vers une carrière picturale reconnue, évoluant d'un style post-impressionniste vers l'intégration d'éléments cubistes. Il utilisait parfois H. Müller ou parfois le pseudonyme de H. Studer. Après avoir achevé une formation commerciale, il commence à peindre de manière totalement autodidacte, sans passer par les écoles d'art publiques.
Séjour à Genève (1916–1918) Il y passe deux ans aux côtés du peintre Johann Robert Schürch (assistant d'atelier de Ferdinand Hodler). Cette immersion lui permet de découvrir et de s'imprégner profondément du style de Ferdinand Hodler. Voyages et formation (1920–1922) Après un séjour de plusieurs mois à Madrid, il retourne à Zurich pour parfaire sa technique au sein de l'école d'art privée de Willy Hummel. Période parisienne (1923–1945) Durant plus de vingt ans, il se rend chaque année à Paris pour des séjours d'études. Cette période influence radicalement son approche artistique, teintée par la tradition de la peinture française. Retour définitif à Zurich Il s'établit par la suite dans un atelier municipal situé sur la Brahmsstrasse à Zurich, où il poursuit son œuvre jusqu'à son décès en 1983. Style et thématiques Ses compositions s'articulent principalement autour de trois grands genres : - Les paysages (notamment des scènes de campagne ou de montagne, marquées par l'influence de Hodler à ses débuts). - Les scènes urbaines et d'intérieurs (rues animées, intérieurs de maisons, places publiques). - Les natures mortes. Ses oeuvres se reconnaissent à leur recherche d'authenticité mélancolique. Elles rejettent le superflu décoratif pour se concentrer sur l'essentiel des formes et de la lumière. Elles portent fréquemment la signature cursive manuscrite « H. Studer ».
Oeuvres en vente de Walter Emil Müller
Poète d'âme que peintre d'expression Walter Emil Müller termina un apprentissage commercial et commença à peindre en autodidacte, sans jamais fréquenter d'école d'art publique. Lors d'un séjour d'études à Genève, de 1916 à 1918, avec Robert Schürch, il découvrit le style pictural de Ferdinand Hodler. En 1920-1921, il passa plusieurs mois à Madrid. En 1922, Müller retourna à Zurich pour poursuivre ses études à l'école d'art privée de Willy (Wilhelm) Hummel. De 1923 à 1945, il se rendit chaque année à Paris pour étudier. Après son retour définitif à Zurich, il loua un atelier municipal au 59, Brahmsstrasse, dans le 3e arrondissement. La carrière de peintre de Walter Müller débuta par des paysages dans le style de Hodler, dont il avait découvert l'oeuvre lors de ses études à Genève. Dans les années 1920, il réalisa des paysages et des natures mortes dans la tradition de l'impressionnisme français, mais aussi dans le style de Cézanne et d'Utrillo. À partir de la fin des années 1930, influencé par Braque et Picasso, il se détourne de l'étude directe de la nature et intègre des éléments du cubisme. La représentation précise du réel cède la place à l'expérience intérieure et à l'observation attentive. Parallèlement aux natures mortes et aux paysages, Müller inclut également des peintures figuratives dans son œuvre à partir de 1938, employant des éléments abstraits qui clarifient la structure picturale pour créer un portrait socialement critique de l'humanité, tendant vers la caricature. Dans le même temps, une certaine désillusion se manifeste dans ses paysages par son intérêt pour des thèmes sombres. Aux côtés de paysages urbains parisiens joyeux et de scènes portuaires animées, apparaissent, à partir des années 1940, des paysages suburbains et industriels de plus en plus mornes, surmontés d'un ciel menaçant. Voies ferrées, cheminées et pylônes se fondent en un réseau de lignes où s'étirent des aplats de couleur appliqués à la hâte. Ce qui reste en fin de compte est un espace pictural abstrait dans lequel les personnes, les animaux et les objets fournissent simplement des formes et des zones de couleur. Tout se passe comme si l'artiste, impatienté, employait un raccourci qui se dispense de tout embellissement décoratif et se limite à l'essentiel. Cette attitude ascétique, qui imprègne toute l'oeuvre de Müller, confère à ses oeuvres ultérieures leur caractère inachevé, semblable à celui d'une esquisse, et les rend si vibrantes. En 1950 , dans le journal d'art parisien La Revue Moderne, un critique d'art français résumait avec justesse la particularité de la peinture de Müller : « Walter Muller est, d'ailleurs, autant poète d'âme que peintre d'expression et il cherche moins à réaliser une oeuvre qui plaise que celle qui « porte à penser » et cela dans un graphique qui décompose l'espace vital de ses sujets en des puzzles de lignes et de tons, francs ou lâches, moins d'un cubisme simple que d'un surréaliste de la géométrie, objectif pourtant ». Avec Albert Pfister (1884-1978), Max Gubler (1902-1973), Karl Hosch (1900-1972), Max Hegetschweiler (1902-1995), Albert Rüegg (1902-1986), Bruno Meier (1905-1967), Willy Guggenheim (1900-1977), Henry Wabel (1889-1981) et d'autres, Walter Müller appartient à une génération de peintres zurichois qui, à l'exception de Gubler et Varlin, sont aujourd'hui injustement tombés dans l'oubli. Ce qui distingue ces peintres, c'est leur quête artistique plus ou moins affirmée, à une époque où deux guerres mondiales et leurs conséquences ont nécessité une profonde réorientation des arts visuels. Leur peinture ne s'attache pas à la beauté superficielle des choses; Elle renonce à tous les éléments décoratifs pour se concentrer sur l'essentiel, atteignant ainsi sa vérité terne et mélancolique. Christian Bührle, lic. Phil I Oeuvres en vente de Walter Emil Müller
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