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Parisod Charles

Les Diablerets
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Description du produit

Huile sur toile

29 cm x 39 cm

En parfait état

Sans cadre

 

Charles PARISOD (1891-1942)

Lausanne, 27 avril 1891 - Les Diablerets, Ormont-Dessus (Vaud), 16 novembre 

Charles Parisod passe toute son enfance et sa jeunesse à Lausanne au sein de sa famille.

A dix-sept ans, rue Mercerie, il prend ses premières leçons de peinture dans l'atelier du vieux maître lausannois, Charles Vuillermet (1849-1918). 

En 1920, Charles Parisod part pour l'Argentine, où il vit pendant quatre ans. A son retour en Suisse, il bénéficie des conseils du peintre Victor Gilliand (1884-1942), de l'école des Beaux-Arts de Genève, ancien élève de Barthélémy Menn (1815-1893). Il est aussi le compagnon de courses en montagne et d'expositions de Frédéric Rouge (1867-1950). 

Aidé par ses amis lausannois, il fait des séjours d'études en Italie, où l'école de Florence lui permet de parfaire sa technique picturale. Les difficultés de l'époque ne lui permettent cependant pas de se libérer de l'étreinte de la pauvreté et de la maladie, la tuberculose l'ayant frappé. A Lausanne, il trouve atelier et logement, tout d'abord à la rue Cheneau-de-Bourg, puis à la rue Etraz et finalement au numéro 33 de la rue de Bourg, dans un atelier sous les toits, avec une grande verrière orientée sur la Cité et la Cathédrale. En ces temps-là, on entre en peinture comme en compagnonnage, adoptant la tenue des rapins, la lavallière et le grand chapeau noir, et nombre de lausannois ou de personnes aux Ormonts ont pu croiser Charles Parisod ainsi vêtu, dans les jours les plus fastes. Sur le terrain, sa tenue est plus simple son inséparable béret basque, ses bandes molletières et ses gros souliers, voient naître de nombreux paysages. 

Charles Parisod fait partie des peintres vaudois, serviteurs de la tradition picturale, tels François Bocion (1828-1890), Alfred Chavannes (1836-1894), Charles Vuillermet (1849-1918), Fernand Gaulis (1860-1924) et Abraham Hermanjat (1862-1932). Ce dernier a d'ailleurs habité quelques temps aux Diablerets, à son retour d'Algérie. S'il ne vit pas longtemps aux Ormonts, il indique néanmoins à Charles Parisod la route à suivre et celui-ci devient te véritable peintre de la région, car c'est dans cette magnifique vallée des Alpes vaudoises qu'il donne le meilleur de lui-même. 

Charles Parisod est un sage ; sagesse, bonté et humilité sont les traits de son caractère. Il admire Corot et n'a jamais sacrifié à la mode ou à la production en série. C'est en limitant le nombre de couleurs de sa palette qu'il trouve ses possibilités intimes et sait traduire en toute simplicité ta beauté parfois austère des Ormonts. Il s'y fixe en 1936, quittant Lausanne e ses difficultés, pour y soigner sa santé. Il vit donc aux Ormonts, libre de toutes contraintes, en ermite, pour mieux se consacrer entièrement à son oeuvre. Dans l'art, comme dans les affaires, les contacts humains sont indispensables. Aussi pour le couple Parisod, les lieux publics qui servent de lien avec la société, sont les pintes, où, en bonne compagnie, ils apprécient les trois décis de rouge. Lors de ces contacts, jamais Parisod n'émet de critiques négatives vis-à-vis d'autres confrères nantis qui, pourtant, eux ne l'ont pas ménagé avec l'aide de critiques d'art, aujourd'hui oubliés. Il se contente de hausser tes épaules, sachant, en vrai philosophe, que le temps ne tient aucun compte de bonnes ou de mauvaises critiques, lui seul fait le tri et rétablit les vraies valeurs. S'il observe ses semblables avec un sourire bienveillant, il n'oublie pas ses confrères d'infortune qui, à Lausanne, couchent l'hiver à l'Armée du Salut ou l'été à la belle étoile, et ceux-ci n'ont jamais en vain fait appel à lui.

Sa générosité est discrète, car il est foncièrement bon. L'enseignement des beaux-arts tel qu'il est alors conçu, n'est pas seulement technique, mais aussi moral, mettant l'accent sur l'exaltation du trait et de la matière ; cela est parfois omis des jeunes artistes. Pour Charles Parisod, ces devoirs lui sont parvenus du passé tout comme l'aboutissement d'un parcours respectueux de la beauté naturelle. Charles Parisod n'a donc jamais cherché à se faire remarquer par des excès de formes ou de couleurs. Il a simplifié sa palette à l'extrême, aussi bien quant au nombre de couleurs que dans l'expression colorée, en ne se servant que des terres et des ocres. Choix des sujets, simplicité dans ses natures mortes qui ne sont jamais là pour plaire, il a simplement honoré, en toute humilité e dans sa joie intime, la nature, et par là son Créateur. 

Alors que la neige a revêtu ses chers paysages, Charles Parisod est décédé dans la nuit du 16 novembre 1943, dans le chalet qu'il occupait au hameau de la Ville sur Vers-l'Eglise. Il a quitté les Ormonts pour rejoindre l'anonymat de la capitale vaudoise où il repose. 

Bibliographie:

« Charles Parisod par son ami J. P. »

« Rétrospective 100e anniversaire de C. Parisod », Association des Amis de Parisod, 1991