Offres du mois

roger-tissot-fleurs-des-champs-100-81cm-1975
Tissot Roger
3600,00 CHF
rebetez-le-doubs-30-35cm-1985
Rebetez Sylvère
1500,00 CHF
claude-loewer-monotype-25-34cm-1945
Loewer Claude
650,00 CHF
andre-ramseyer-55-42cm
Ramseyer André
250,00 CHF

Sigismond Kolos-Vary (1899-1983)

peintre hongrois

kolos-vary-portrait

Oeuvres de Kolos-Vary en vente sur notre site

Sigismond Kolozsvári, dit Kolos-Vary, est né le 19 mai 1899 à Bánffy-Hunyad en Hongrie. De 1918 à 1925, il étudie à l'école des Arts Décoratifs de Budapest. L'année suivante, il effectue un voyage d'étude en Italie, il découvre les maitres italiens, Paolo Uccello qui influence ses débuts.

En 1926, après un voyage en Suisse, Kolos Vary s’installe à Paris, puis visite l'Espagne. Il fait la connaissance du poète Pierre Guéguen, ami de Le Corbusier, qui préface ses expositions à la Galerie de Madame Povolozky, modèle de Modigliani. C’est dans cette galerie que Kolos-Vary vend ses premières toiles et qu’il rencontre Jacques Lipchitz, André Lhote, André Salmon et Jean Cassou.

En 1941, arrêté à Paris par des agents de la gestapo, Kolos-Vary est interné en 1941 au camp de gurs durant deux années et réalise entre autre un carnet de dessin pour une fillette (conservé au centre de documentation juive contemporaine). Il s'évade en 1943 et réussit à rejoindre la Suisse. Il y reste jusqu’en 1946, puis revient à Paris. Il est naturalisé en 1955.

Jusqu'en 1954, les tableaux de Kolos-Vary sont marqués par l’expressionnisme. Entre 1950 et 1954, il traverse une période transitoire qui évolue vers un langage abstrait. A partir de 1977, Sigismund Kolos-Vary installe son atelier à Boulogne-Billancourt. Il est mort en Suisse en 1983 à la Chaux-de-Fonds.

Ayant opté résolument pour l'abstraction, Kolos-Vary cherchait à évoquer, «par une image microscopique, une grande partie de l'univers...» «Mes tableaux sont composés d'éléments parallèles et souvent de ronds», expliquait-il. «La succession des lignes parallèles suggère les horizons vus à des distances différentes, et les ronds (ou les soleils) donnent le point de repos des yeux, mesurant ainsi l'espace en profondeur.»

Ses paysages abstraits ont une beauté rare, poétique, touchante. Il aimait peindre sur des toiles grand format où il faisait exploser les jaunes et les oranges sur d'intenses fonds ocre, terre et bleus.

Source: Extrait du bulletin d'information "Boulogne-Billancourt avril 1998"

Peintre dès sa plus jeune enfance

Peintre dès sa plus jeune enfance, il n'a vécu que "pour sa peinture" dont il a exploré toutes les formes et, plus ou moins bien "de sa peinture", car il a toujours été un très mauvais commerçant. 

Il a représenté tout d'abord des souvenirs d'enfance, puis, pour survivre, il a composé des annonces publicitaires célèbres avant de s'adonner uniquement à l'art de la peinture, de la gravure et de la sculpture aux détriment d'un confort matériel que les grandes marques commerciales lui assuraient généreusement.

Il a parcouru le tour du monde de la peinture et lègue à l'humanité son "Tour du Monde" en vingt tableaux qui forment un tout, mais dont chacun est un et lui-même, ensemble qui constitue un véritable "message cosmique et mystique".

Il s'est hissé au rang des plus grands, son oeuvre est immense et pénètre l'immensité de l'univers.

Sigismond Kolos-Vary, artiste dont le nom figure dans tous les dictionnaires d'art, dont les oeuvres sont présentes dans de nombreux musées français et étrangers, dont les toiles ont été recherchées par des collectionneurs du monde entier, dont on a admiré plus d'une cinquantaine d'expositions a été l'objet d'études et de jugements toujours très favorables de la part de critiques de renom tels que Pierre Guéguen, Pierre Courthois, Marcel Brion, Michel Seuphor...

R. Bergat

Synthèse géométrique

On trouve dans ses premières oeuvres des éléments empruntés à l'expressionnisme et au Cubisme, puis il évolue vers une plus grande liberté de la touche, qui devient enveloppante. En 1936 il revient à une synthèse géométrique, sans abandonner le sujet; l'accent expressionniste, proche de celui de Picasso à la même époque, donne du caractère à des sujets qui témoignent d'une fidélité permanente à la réalité.

Ce n'est que progressivement, et sans abandonner les données d'un réel synthétique, que Kolos-Vary parvient, entre 1955 et 1960, à l'expression plastique qui est restée la sienne et qui s'est épurée à mesure que la couleur assume davantage l'expression des éléments.

Source: Extrait du dictionnaire de la peinture, éditions Larousse

L'art en France pendant la guerre (1938-1947)

Dans un contexte d’oppression et de pénurie, des artistes ont résisté ou collaboré, créé dans des conditions dramatiques d’internement, et adapté de nouveaux processus de création à travers leur art. Alors que l’oppression frappe les artistes «étrangers» et juifs, qui continueront à créer malgré la captivité, il s’agit pour certains de résister à travers leurs créations, pour d’autres de se conformer aux canons de l’art nazi et de son vassal vichyste, tandis que la pénurie de matières modifie profondément leur travail.

Quasiment tous les artistes ont continué à travailler avec acharnement durant cette sombre période. Qu’ils soient cachés, internés dans les camps et prisons (Bellmer, Brauner, Ernst, Freundlich, Gotko, Gumichian, Hamelin, Kolos-Vary, Lévy, Nussbaum, Payen, Prieto, Rosenthal, Salomon, Soos, Springer, Taslitzky, Warszawski, Wols…), collaborent (Cocteau, Derain, Vlaminck, Maillol…), résistent via leur art (Picasso, interdit d’exposition et reclus dans son atelier des Grands-Augustins – reconstitué pour l’exposition -où il multiplie les chefs-d’œuvre), se réfugient dans le Midi (Bonnard, Delaunay, Matisse, de Staël…) ou s’exilent aux Etats-Unis (Breton, Chagall, Dali, Zadkine…), deviennent résistants, tel Soutine, tous poursuivent leur travail.

Source: Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

 

 atelier-kolos-vary-immeuble-du-pont-de-sevres-paris

Atelier de l'artiste é Paris-Billancourt (immeuble du Pont-de-Sèvres) 

Kolos-Vary came to abstraction in the fifties through a long and patient philosophical exploration of the reality experienced during his remarkable life. Having been born in Transylvania he attended the School of Applied Arts in Budapest from 1915-1918, then the School of Decorative Arts until 1925. After which he travelled through Switzerland and Italy, where he was influenced by the lineal space of Uccello, before settling in Paris where he was soon embraced by the avant-garde artists of the École de Paris.

kolos-vary-lesconi-1952l

Lesconil - 1952

In 1928 Kolos-Vary held his first one-man show at Galerie Miromesnil, the success of this led to numerous subsequent exhibitions, commencing with the prestigious Galerie Bonaparte in 1929, and Galerie Povolosky in 1930, for which the catalogue introduction was written by Pierre Guéguen. During this time he was also invited to exhibit in the Salon d’Automne, and the Salon des Indépendants. This early period is characterised by surreal semi-figurative compositions, of elaborate mystical imagery.

The artist’s success was however abruptly interrupted by the outbreak of the war, during which Kolos-Vary was put in a concentration camp, but fortunately managed to escape after two years and cross the border into Switzerland, where he remained until the end of the war, at which time he returned again to Paris.

Following this experience Kolos-Vary submerged himself in his painting, producing increasingly powerful compositions. These works were highly acclaimed in 1946 when shown at an important exhibition at the Musée National d’Art Moderne de Paris organised by Jean Cassou. The artist was then approached by eminent art dealer Jean Bucher who gave Kolos-Vary a major one-man show at his eponymous gallery in 1948. During this post-war period Kolos-Vary participated in the radical Salon de Mai, 1949-1958, the Salon des Réalités Nouvelles, 1956-1961, and the Salon des Comparaisons, 1960-1962.

koros-vary-e-pur-si-nuove-1963koros-vary-diptyque-vertical-1977

             E Pur Si Nuove (1963)                                                                    Dyptique vertical (1977)

Kolos-Vary attained pure abstraction in the late 1950’s, as a direct progression of his exploration of the sub-conscious fantastic imagery into which he had become immersed. “Aprés L’Orage” is a magnificent example of this period, dominated by vibrant ethereal forms. His writings explain that these wonderfully harmonious compositions are strictly linked to nature through a new spatial interpretation, having found the perceived world too limited. These extraordinary evocative works brought the artist international recognition, and exhibitions in New York 1959; London, 1961; Japan, 1961; and elsewhere including Geneva, Basel, Antwerp, Amsterdam, Brussels, Milan...

Prizes: Prix de la Critique, 1953; Prix de Lissone, 1957; Priz Marzotto, 1960; Prix des Onze, 1966.

The artist’s work is represented in many major museums of modern art, including Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris; Musée National d’Art Moderne de Paris; Musée des Beaux Arts, Lille; Budapest; Jerusalem; Pécs; Algiers; Milwaukee, USA.

 

 

Oeuvres de Kolos-Vary en vente sur notre site