LA PEINTURE NEUCHÂTELOISE

AU XXème SIÈCLE

DU 20 JUIN AU 4 OCTOBRE 2020

Grande vente de tableaux en provenance de collections privées 

 

EDOUARD BAILLODS (1918-1988)

AIMÉ BARRAUD (1892-1954)

CHARLES BARRAUD (1897-1997)

GÉRALD COMTESSE (1944)

JEAN-DANIEL DESSARZIN (1946)

LUCIEN GROUNAUER (1906-1997)

LAURE-CÉCILE GUYOT (1875-1958)

CHARLES HUMBERT (1891-1958) 

JANEBÉ (1907-2000) 

EDMOND DE PURY(1845-1911) 

WILLIAM RÖTHLISBERGER (1862-1943)

LUCIEN SCHWOB (1895-1985)

MAX THEYNET (1875-1949)

 

Ouvertures: samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous

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 EDOUAR BAILLODS (1918-1988)

A lui seul, le village de Bevaix près de Neuchâtel est parsemé d'une vingtaine d'oeuvres d'Edouard Baillods. Parmi celles-ci, on compte des fresques, des mosaïques et parfois des vitraux. D'autres réalisations du même artiste se retrouvent un peu partout où l’architecte René Gassmann a construit.

Né à La Chaux-de-Fonds, en 1918, Baillods suit les écoles d'art de sa ville natale, puis de Zurich et de Munich. Il travaille ensuite dans diverses académies parisiennes, dont celle de La Grande Chaumière, puis il partage sa vie entre la métropole horlogère où il a vu le jour et sa maison de La Vallette-du-Var, où il meurt en 1988.

Chaque année, il prend quelques jours de vacances à Montalchez, dans le chalet que René Gassmann met à sa disposition. Il y vient avec sa famille et y crée en toute liberté, faisant l'admiration de son hôte par l'aisance avec laquelle il martèle les plaques de cuivre dont il tire, comme par miracle, des coqs de bruyère, des soleils resplendissants ou les motifs les plus divers que lui suggère son inspiration.

Mais cet homme d'exception fut aussi sans doute le dernier helvète à avoir kidnappé l'héroïne dont il était tombé amoureux et dont il fit sa femme ! Ayant repéré une superbe jeune fille que ses parents avaient enfermée dans un pensionnat du bord du lac des Quatre-Cantons pour la protéger de ses nombreux soupirants, il gagne les lieux en barque et l'enlève comme aux temps les plus romantiques, avec l'accord tout attendri de la belle Loulette, bien sûr !

En souvenir de cet exploit, elle lui donnera cinq enfants, Laurent et Pierre-Olivier, mais aussi de magnifiques triplés, Yves, Marc et Luc.

Source : « René Gassmann, architecte » - Imprimerie Gessler, Colombier

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CHARLES HUMBERT (1891-1958)

C’est au Locle qu’il passe ses années d’enfance et de jeunesse. Il y suit sa scolarité et montre très tôt des talents artistiques tant musicaux que picturaux. Entre 1906 et 1911, Charles Humbert fréquente l’Ecole d’art de La Chaux-de-Fonds et suit le Cours supérieur de Charles L’Eplattenier. Après l’obtention du brevet d’enseignement du dessin, Charles Humbert séjourne à Paris puis en Italie du Nord, étudiant surtout les grands peintres italiens, tels Giotto, Raphaël et Léonard de Vinci, mais aussi les contemporains.

En 1914, il revient à La Chaux-de-Fonds pour s’y fixer définitivement. Par sa vaste culture, il marque profondément la vie culturelle et artistique de la ville. Charles Humbert est notamment une des figures centrales de la revue Les Voix, qui paraît à La Chaux-de-Fonds de 1919 à 1920 et à laquelle ont contribué peintres, musiciens et écrivains chaux-de-fonniers, dont Madeleine Woog (1892-1929), peintre, qu’il épouse à cette époque. Cette effervescence intellectuelle est d’ailleurs illustrée dans Le concert sans orchestre, roman de Jean-Paul Zimmermann. Les oeuvres laissées par Charles Humbert affichent une grande diversité, tant par les différentes techniques employées, que par le choix de ses sujets. Outre la peinture sur chevalet, il s’est intéressé à de nombreuses techniques telles que la mosaïque, la fresque, le dessin et l’illustration de livres.

Source: bibliothèque de Neuchâtel

 

CHARLES BARRAUD  (1897-1997)

Le poète de la famille

Né en 1897 à La Chaux-de-Fonds, aîné de la fameuse fraterie chaux-de-fonnière, Parallèlement à sa formation d'ouvrier du bâtiment, il suit le cours du soir de I'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds.

De 1922 à 1924, il travaille sur le chantier de la cathédrale de Reims. Il retourne à La Chaux-de-Fonds en 1924 et travaille comme encadreur. De 1925 à 1934, il fait partie du groupement d'artistes la Syrinx.

II voyage en 1935 et 1936 en Afrique du Nord, puis s'installe à Areuse. Dès 1940, Charles Barraud accorde de plus en plus d’importance au paysage, inspiré par les bords mystérieux de l’Areuse et les vergers de Cortaillod.

Charles s’affranchit vite du style réaliste familial. A ses débuts, il opte pour une peinture aux formes rigoureuses, digne de ses ancêtres graveurs. Rapidement, il produit des œuvres empâtées, foncées dans un premier temps, mais qui s’éclaircissent en gammes de gris bleutés et rosés

Avec l’installation dans le Midi de la France à Blauzac dans le Gard vers 1950, il travaille essentiellement sur deux thèmes, les vues épurées et lumineuses de villages provençaux reprises inlassablement et de merveilleuses compositions de personnages vivement colorés, d’une fraîche et candide fantaisie.

Quels que soient leur sujet ou leur époque, les toiles de Charles Barraud témoignent d’une grande sensibilité révélant un artiste raffiné et surtout un poète de la peinture

Charles Barraud a peint cinq grands tableaux de nus dans les années 30-35 dont plusieurs se trouvent dans les musées neuchâtelois. La galerie des Annonciades mettra en vente l'une de ces grandes oeuvres encore disponible.

Il existe peu de tableaux de grandes dimensions réalisés par Charles Barraud. Ce tableau est une découverte à ne pas manquer.

 

 

DU 20 JUIN AU 4 OCTOBRE 2020

Ouvertures: samedi et dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous 

ENTRÉE LIBRE